Ma parole laissa peu de place à ton silence
qui tuait mes mots tout aussi bien
Brisons-là
Je vais devenir sans toi
la femme que tu voulais que je sois
et sans moi tu seras
l'homme que je sais que tu es.
Ma parole laissa peu de place à ton silence
qui tuait mes mots tout aussi bien
Brisons-là
Je vais devenir sans toi
la femme que tu voulais que je sois
et sans moi tu seras
l'homme que je sais que tu es.
Les ruptures, finalement, c'est un peu comme les cigarettes.
Il y a longtemps que l'on sait que l'on doit arrêter, que c'est pas bon pour la santé, que ça empuantit l'atmosophère et que tout ça ne mène à rien.
Mais, sitôt la décision prise, on replonge. C'est trop difficile de se passer de ces habitudes, ces rites, sortir de sa vieille routine.
Les mèdecins le disent bien, il faut parfois essayer plusieurs fois avant de vraiment laisser son paquet de cigarettes de côté.
ce matin, je fume toujours, même si bien moins, pour la rupture par contre, je pense que cette fois-ci, c'est la bonne.
13 ans d'accoutumance, ça n'est pas si facile à oublier.
J'aimerai que notre séparation soit aussi hypothétique
que le fût notre couple.
Aléatoire et peu conforme.
Solide en sa différence.
Depuis le temps que nous ne ressemblons à personne,
ne les décevons pas.
Fatiguée
d'une lourdeur
d'échec,
j'avais oublié
comme la tristesse
ressemble
à l'épuisement
et meurtrit les épaules.
.
Cela n'a rien d'original.
Comme beaucoup, je me retrouve confrontée à ce problème d'écriture.
Je sais qui chez mes proches me lit.
Je ne voudrais vexer personne, mais je tourne en rond depuis quelques jours,
des billets plein la tête qui ne peuvent s'écrire.
Je voudrais vous parler du Grand et de mon départ,
de mes amis anciens et nouveaux,
du poids de mes familles,
de leur non-dits et de leurs noirceurs passagères.
Après hésitation,
j'ai réalisé que les rares personnes
qui me touchent vraiment,
ne lisent pas directement mes textes.
Pour les membres de la famille qui viendraient par ici,
coucou les tontons et les belle-soeurs,
coucou le frérot si tu es dans le coin.
Pour les amis très anciens si indulgents
et les nouveaux si fragiles encore,
je vous demanderai de bien vous souvenir
de la différence existante entre nos liens réels
et cet espace où je m'épanche
parfois
pour ne pas déborder
ailleurs.
Je vous sais intelligents et droits,
ne m'en veuillez pas si un jour,
vous lisez ici quelque chose
de choquant, de blessant.
Il n'y aura eu aucune intention mauvaise de ma part,
qu'un besoin d'alléger ma tête
et de faire de ses douleurs
une entité indépendante.
L'écriture me sert à ça,
bien plus qu'à autre chose.
Je fais ici au calme,
la même chose que d'habitude.
Cette manie qui vous fait si peur,
décortiquage de mots,
assemblages instables de pensées
et de sentiments.
Ce qui me rassure,
c'est que vous connaissez
déjà parfaitement
ce que je peux receler
de plus sombre.
J'espère de tout mon coeur que je ne vous ferai pas de mal ici.
Disons, que je vous donne accés à des intimités
qui ne vous regarderaient pas en d'autres circonstances.
Je vous demande de les respecter.
Je ne fais pas de littérature,
écrire n'est pas mon métier,
je n'ai pas vocation à éclairer le monde
de mon savoir et de mon talent.
Ecrire est devenu un besoin de tous les jours.
Ecrire sans réfléchir, sans presque relire avant de publier.
Ecrire comme je le faisais avant.
Mais savoir que je vais être lue.
Par d'autres que vous qui ne savent rien de moi.
Et par vous.
Je me surprends à anticiper vos réactions à tous,
j'ai peur de devenir l'un de ces chercheurs de reconnaissance,
qui se roulent et roucoulent chaque jour
dans le miel de leurs commentaires.
Si d'aventure,
un malaise vous venait en me lisant,
écrivez-moi
mais ne m'en veuillez pas.
Ce n'est que moi.
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