L'autre côté du miroir

Mardi 20 décembre 2005
Bien, aujourd'hui, j'ai décidé de vous faire lire un texte déjà ancien qui n'a rien, mais alors rien à faire sous les yeux d'un enfant.
Vous êtes prévenus, na.
Je précise que le dit texte a été à l'origine une lettre.
Et qu'à ma connaissance, il a fait rougir son destinataire, ha, ha, j'suis redoutable quand je veux...
 
 
Tes mains ne devraient pas être en vente libre.
On devrait les trouver sous le manteau,
Les obtenir en fraude.
Savoir qu’elles secrètent un danger, s’en méfier.
Ne les approcher qu’en toute connaissance de cause.
 
Ce sont des êtres nerveux, doués d’une volonté propre.
Je les sens sur moi.
 
Je me suis retenue.
Mangé mes cris.
J’ai eu peur de partir loin, de perdre tout contrôle.
Je m’accrochais à toi
Pour ne pas tomber
La force venait de là.
L’odeur.
Le grain de la peau comme une soie
Mes lèvres tremblaient.
Un goût incroyable
Qui vient de toi
Ma bouche
La chaleur m’envahit, me ramène à la surface
Les parties de moi se rassemblent, se reconstruisent de toi en elles.
Chacune te sent présent.
Il y a ton ventre contre ma joue, évident.
Le mien est sous tes doigts, présents.
Si loin.
 
Le noir
 
Il n’y a plus qu’eux,
Je n’arrive plus à atteindre le reste de ton corps.
Tu domines le mien, en fais ce que tu veux.
Je ne me soucie plus de mon équilibre, je ne guide plus mes mouvements.
Le hurlement qui s’installe dans ma gorge va m’emporter
S’il s’échappe.
Je le mords.
L’enfoui dans ton dos, la laine de la couverture.
Mais tu n’arrêtes pas
Tu continues
Et encore.
Chaque fois est plus forte que la précédente.
 
Enfin tout ton corps
L’espace d’un instant, je ne sens plus le mien.
 
Et tes mains sur mes seins…
 
La suite du texte étant fort privée (si, si, c’est encore pire que ce que vous venez de lire…) je ne vous la livre pas.
Je ne sais déjà même pas pourquoi je vous livre le début…
 
 
 

 

Par La Sardine Masquée du Port
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Lundi 16 janvier 2006
A cet instant de ma vie
où je refais connaissance avec tant de parts de moi,
mises de côté au fil des années.

J’avais du plaisir à l’idée de te revoir.
Je croyais savoir où j’allais,
je ne contrôlai pas trop mal mes réactions.
J’étais contente.
L’oubli de la force de la sensualité.
Le souvenir dissout devient contrôlable.

Jusqu’à ce que tu me touches.

Dès la gare.
A peine.
D’un coup
cassée, engluée.

Incapable de réagir,
Des tremblements dans les bras.


Tu es en train de me ramener à une nouvelle première fois.
J’en prends conscience lorsque tu m’embrasses dans la
cuisine.
et tremble tant que je me dégage,
te demande un café.
J’ai très froid.
Jamais je n’ai désiré quelqu’un avec autant de force et
jamais je n’ai eu aussi peur.

Et sans crier gare,
tu commence à caresser mes seins.
Tu me fais presque jouir.
D’un coup.
Plus tard, dans la nuit, tu le feras vraiment.
Tu me feras crier, les mains sur mes seins.


Tu découvres des endroits de mon corps qui m’étaient restés
inconnus.
Que je ne retrouve pas.
Eprouver du plaisir comme jamais.
Dés que tu me touches, je le sens tapi, à fleur de peau.
Il y a ce contrôle que tu exerces à travers lui.
Le mouvement de tes doigts,
chaque caresse m’emmène plus loin.
Le plaisir ne cesse pas,
Devient douloureux
Repart
Sans fin, à peine retombé,
tu le relances d’un geste.
Je vois ton sourire au-dessus de moi.
Plein d’un orgueil infini.
Ton regard sur mon plaisir, quand tu sais ce que tu donnes
Ce que tu diriges,
Le savoir que tu as de mon corps

Le reste disparaît.
Je sens mon corps qui glisse, prêt à tomber
mais je suis incapable de le redresser.
Tes mains sont en moi,
Ta bouche sur mes seins
Et je ne sens rien qui soit aussi réel.
Sous ma joue, je sens tes jambes, ton ventre,
J’aime ta peau
son goût, son odeur,
Comme un ciel.
Un horizon présent,
ta taille si douce, un refuge confondant de chaleur
d’obscurité.
Ma bouche devient plus souple pour t’attendre.
Je veux m’incruster, à cet instant, dans ton ventre.
Je pourrai rester là des heures.
Presque sans bouger.
Dans le silence j’entends ton souffle.
Je vais rester là longtemps


Ce désir toujours de toi.
J’avais très peur qu’il ne t’effraie.
cela a été très difficile.
J’avais envie de te toucher en permanence,
c’en était gênant.
Par La Sardine Masquée du Port
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Lundi 16 janvier 2006
Quelqu’un
 
T’as dit
 
Qu’y avait
 
Un message pour toi.
 
 
Et t'as pensé à quoi ?
 
Et pis t'es allé voir.
 
 
T'as su que c'était moi.
 
 
Alors ça t’a fait quoi,
 
De repenser à cette nuit là ?
 
 
Un souvenir poussiéreux
 
Un petit choc au ventre
 
 
Ou bien tu  voyais pas ?
 
Qui c'était cette fille et
 
Ce qu'elle te voulait
 
Comme ça ?
 
Un petit peu flatté
 
Qu’on se souvienne de toi
 
Ou bien très énervé
 
Que ta porte soit forcée ?
 
 
Je ne te demande pas
 
Ce que tu as pensé après,
 
Mais à ce moment là, toi,
 
 
T’as pensé à quoi ?
 
Par La Sardine Masquée du Port
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Dimanche 9 avril 2006

Je suis sur le point de faire une bêtise.

 

Voui

 

Je sais pas encore comment

 

ni où

 

mais je présente tous les symptomes révèlateurs

 

de la bêtise annoncée.

 

D'un autre côtè, quand on y pense, à Cambrai, ça leur a plutôt réussi, non ?

 

En tout état de cause, je suivrai, comme d'habitude, l'inclination de mes envies.

 

Pour le reste,

 

on verra plus tard. 

 

Par La Sardine Masquée du Port
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Mercredi 26 avril 2006

Je me suis levée à quatre heures.

Comme prévu.

 

Après le café,

dans le silence,

j'ai attendu.

 

Et j'ai su que je ne partirai pas.

 

Trop d'actes manqués

Trop de coléres rentrées

Encombrantes et bruyantes.

Destinées à d'autres

et qui ne lâchent pas.

 

Un manque de poussière de fée

Un manque de légèreté.

 

Pas l'envie de ramener avec moi

mes bagages trop lourds.

D'encombrer l'espace.

 

J'ai eu peur

stupidement.

 

 

Je suis restée

à sécher sur ma chaise

dans le désir inutile.

 

De peur d'effrayer

De peur de faire fuir.

 

Je le regrette

Je n'aurai pas dû m'écouter

 

Il me manque un morceau de rêve

maintenant.

Par La Sardine Masquée du Port
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Mercredi 26 avril 2006

Le billet précédent n'est qu'un erzatz,

une manière polie

à prétention d'élègance

pour dire quel que chose

qui en fin de compte n'est pas dit.

Je m'en veux, mais je m'en veux !

Une buse

Définitivement,

je ne suis qu'une buse.

J'aurai dû prendre le train,

j'aurai dû cesser

de penser

et partir

Droit devant

sans réfléchir

plus longtemps.

Je sais

Je sens

Je suis sûr

Que je ne me serai pas réveillée

La même

Après

Par La Sardine Masquée du Port
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